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  Parcours de ville de Confolens
  Mairie de Confolens
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Histoire de Confolens

  La richesse du patrimoine

Histoire de Saint-Germain-de-Confolens

St-Germain et son château

Circuit du patrimoine

Le centre ville historique

Les bords du Goire

Saint Michel

La Fontorse

Saint Barthélémy

Des allées de Blossac au tribunal

Saint-Germain-de-Confolens

Manifestations

Les Vendredis de l'été

Les marchés de producteurs

La fête de la musique

Ville de Confolens

  Confolens est une ville chargée d'histoire. Son donjon, ses églises romanes, ses maisons à pans de bois et les nombreux hôtels particuliers en sont les joyaux. Au détour de chaque rue, la riche histoire de Confolens est inscrite dans la pierre.

Depuis 2008, la Communauté de Communes du Confolentais est dotée du label national : Pays d'Art et d'Histoire. Ce label reconnaît la richesse patrimoniale du Confolentais (architecture, paysage, mémoire locale, création contemporaine ...).
Des visites-découvertes de la Ville de Confolens et du Confolentais sont régulièrement organisées, en compagnie d'un guide-conférencier agréé par le Ministère de la Culture (sur réservation auprès de l'Office de Tourisme du Confolentais).

Lors de votre venue, prenez le temps de parcourir les rues de la ville. Les panneaux apposés sur les bâtiments remarquables vous initieront à l'architecture et à l'histoire de Confolens. Un circuit vous permettra de découvrir les richesses de la ville à votre rythme.

Confolens - Point GPS

Une histoire liée à celle du château

  Habité par environ 90 habitants, Saint-Germain-de-Confolens fait partie de la commune nouvelle de Confolens depuis le 1er janvier 2016.

Le village de St-Germain s’est développé au pied du château, au bord de la Vienne et de l’Issoire.

L’histoire du village est étroitement liée à celle du château et à celle de la province de la Marche. Cette province s’étendait approximativement de Charroux à Guéret. Du fait de sa position frontière, Saint-Germain-de-Confolens devient l’une des sept baronnies de la Basse Marche. Saint-Germain fait ainsi face à Confolens et son castrum, rattaché au comté de Chabanais.
La baronnie connait son apogée politique et territoriale aux XVe et XVIe siècles, lorsque la famille Pérusses Descarts est à sa tête. Sur le plan économique, les tanneries sont prédominantes et les familles de tanneurs composent l’élite de la baronnie.
La période des guerres de Religion est mouvementée pour Saint-Germain. Le château tombe à deux reprises dans les mains des troupes protestantes. Pris une première fois en avril 1570, il est libéré par le propriétaire des lieux, Jean Descarts. Le château est repris quelques mois plus tard par le chef ligueur Puyferrier. Cette fois, c’est le duc d’Epernon qui libère le site.
Au XVIIe siècle, la baronnie réintègre la famille de Rochechouart. A cette période, les tanneries dominent toujours la vie économique de la baronnie. Les vignes jouent également un rôle important en produisant un vin réputé (exporté en Haute-Vienne au début du XIXe siècle).
Le XVIIIe siècle marque le déclin de la baronnie. Elle perd de son étendue et se recentre sur les territoires proches de Saint-Germain.
Avec la Révolution française, la baronnie disparaît et les paroisses sont remplacées par les communes. A cette occasion, la commune de Saint-Germain gagne en superficie en récupérant la moitié nord de l’ancienne paroisse de Négrat, sur la rive gauche de la Vienne, et les lieux-dit la Partoucie (ou Pardoucie), le Chambon, la Ribière, la Grange Baudou.
Le XIXe siècle est synonyme d’aménagements urbains, et ce malgré des moyens financiers limités. Le premier d’entre eux est le percement de la route royale reliant Angoulême à Nevers en 1831. Ce percement entraîne la destruction des dernières portes de ville (Marchedieu et Saint-Vincent) et le réalignement massif des façades le long de cet axe. Le deuxième est lié aux importantes foires aux bestiaux organisées le 8 de chaque mois. Pour accueillir les nombreux négociants, la commune achète un terrain en bord de Vienne et le transforme en champ de foire ce qui va influer la vie économique : création de la voie de chemin de fer reliant Confolens à Angoulême et l’Isle Jourdain et l’implantation d’une gare à Lessac. C’est dans la deuxième moitié du XIXe siècle que la commune connaît son apogée démographique avec 390 habitants. C’est aussi à ce moment-là que les tanneries déclinent et disparaissent. Pour le château, le XIXe siècle est destructeur. Sa « reconversion » en carrière de pierre a fait disparaître les pierres de taille et pierres sculptées du lieu et de nombreux moellons ont été remployés dans les constructions du village.
Le château est depuis 1995 la propriété de la Communauté de communes du Confolentais.

Le barrage sur l'Issoire

  Le barrage s’inscrit dans la mise en place du réseau d’alimentation en eau potable de la population. En effet, afin de fournir les habitants du Confolentais, il était nécessaire de constituer une importante réserve en eau. L’Issoire s’est révélée être la seule source suffisante pour remplir cet objectif. Le syndicat d’eau a alors commandé la construction d’un barrage qui a été implanté à l’ancien lieu-dit les Charraux, plus précisément à l’emplacement d’un ancien moulin à blé. Bâti entre 1970 et 1971, le barrage a entraîné plusieurs expropriations, le remblaiement de la rive gauche de l’Issoire et la construction d’un chemin en remplacement de l’ancien chemin rural. Haut de 15 m et long de 67,5m, il permet d’alimenter en eau potable 19 communes du secteur.

L'hôtel Dassier des Brosses

  Cet hôtel particulier est construit vers 1775 par un notable, Joachim Dassier des Brosses. Bâti entre cour et jardin selon le modèle classique, le bâtiment a cependant dû s'adapter aux édifices existants. Cette adaptation se traduit par une dissymétrie au niveau de la façade et un décalage axial entre la porte d’entrée et le portail. Vendu comme bien national à la Révolution, il abrite le tribunal puis la sous-préfecture. Siège de l’hôtel de ville depuis 1867, le bâtiment est mis aux normes d’accessibilité en 2012. Son escalier, avec sa rampe en fer forgé, est classé Monument Historique.

La place de l'hôtel de ville et les halles

  Autrefois nommée place du Minage, cette place de dimension plus réduite qu'aujourd'hui accueillait le marché dans les halles. Celles-ci se situaient entre la pharmacie et la parfumerie. La place prend son nom et sa forme actuels au XIXe siècle. Ce réaménagement urbain s'appuie sur la construction des nouvelles halles, en remplacement des anciennes disparues vers 1830. Témoignage de l'architecture métallique, ces halles d'inspiration Baltard sont construites entre 1892 et 1894 sur les plans de l'architecte Wiart. Cet espace central est aujourd'hui au cœur de diverses manifestations.

L'église Saint Maxime

  L’église Saint-Maxime, mentionnée dès le Xe siècle, était le siège d’un prieuré lié à l’abbaye de Lesterps. Le portail de style limousin est la partie la plus ancienne de l’édifice. Daté du XIIIe siècle, il se compose de plusieurs rouleaux en arc brisé reposant sur une imposte à décor à crochets et sur des piédroits. Exception faite de la sacristie qui date du XVIe siècle, l’église a été remaniée au XVe et surtout au XIXe siècle. L’abbé Blaudy a supervisé les travaux du clocher, de la voûte de la nef et de la porte nord en remployant les pierres de l’église Saint-Michel, détruite à cette période.

Le manoir des Comtes

  Edifié entre 1490 et 1520, le manoir est composé de plusieurs corps de bâtiments répartis le long de la rue du Soleil et du Goire. L’emplacement stratégique qu’il occupe lui permet de contrôler le pont du Goire et la rue du Soleil, ancienne Grand’rue médiévale. Appelé à tort « Manoir des comtes », celui-ci est en réalité la résidence des receveurs des impôts. Il se distingue par ses nombreux encadrements sculptés de style Renaissance. Une porte de ville, la porte du Goire, était accolée à la tour carrée. Aujourd’hui disparue, elle est repérable aux traces d’arrachement visibles sur un mur.

La maison du duc d'Epernon

  Cette maison à pans de bois du XVe siècle, située dans l’artère principale médiévale, est l’une des plus emblématiques de la ville. La fonction de l’édifice demeure un mystère et plusieurs hypothèses sont évoquées : auberge, commerce sur la route du sel, etc. La maison doit son nom à la légende locale du duc d’Epernon. Celle-ci raconte qu’en 1619, le duc y aurait réuni 300 gentilshommes pour préparer l’évasion de la reine Marie de Médicis, emprisonnée par son fils le roi Louis XIII au château de Blois. Partagée en deux au XVIIe siècle, elle appartient aujourd’hui dans son entier à la commune.

Le Pont Vieux

  Au Moyen Age, le Pont Vieux est le seul pont permettant de traverser la Vienne. Il pourrait dater du XIIIe siècle et vient remplacer le passage à gué matérialisé par la porte du même nom. A l'origine il était doté d’un pont-levis et de trois tours fortifiées : la tour Saint-Maxime, la tour du My et la tour Saint-Barthélemy. Ces tours, très abîmées, ont été détruites en 1777 pour faciliter la circulation. Jusqu’en 1849, date de la construction du Pont Neuf, il a concentré les flux commerciaux. Aujourd'hui piétonnier, le Pont Vieux et ses trois tours disparues servent d'emblème à la ville.

L'hôtel Dassier des Brosses - Point GPS

La Place de l'hôtel de ville et les halles - Point GPS

L'église Saint Maxime - Point GPS

Le manoir des comtes - Point GPS

La maison du duc d'Epernon - Point GPS

Le pont vieux - Point GPS

Le moulin du Goire

  La présence d’un moulin le long du Goire est attestée dès le XVIIIe siècle. L’actuel bâtiment date pour sa part du XIXe siècle. Il s’agissait à l’origine d’un moulin à tan reconverti au XIXe siècle en moulin à huile (colza et noix). Un bief aménagé sur le Goire permet d’alimenter la roue et d’actionner les meules à l’intérieur. Le moulin a fonctionné jusque dans les années 1960, époque où il produisait de l’huile deux fois par semaine. C’est le seul moulin du territoire à posséder encore sa roue, ce qui le rend exceptionnel. On y trouve également le matériel typique du meunier.

La moulin du Goire - Point GPS

Le donjon

  Le donjon occupe une position dominante sur le promontoire rocheux séparant la Vienne du Goire. De plan carré, il a été construit au XIe ou XIIe siècle. Ce symbole de pouvoir a été plusieurs fois assiégé par les comtes de la Marche, dont Boson III qui mourut à ses pieds en 1091. En ruines dès le XVe siècle, il est toutefois pris par les troupes protestantes en 1568. Une porte de ville, la porte Saint-Michel, se trouvait à proximité. Elle a été détruite en 1790 mais il en subsiste une tour ronde intégrée dans une maison. Le donjon est aujourd’hui préservé sur une dizaine de mètres de hauteur.

La salle ou porte de ville

  Construite au XIIIe siècle, la Salle de justice se situait dans l’enceinte castrale ou castrum. Sa façade très épurée se distingue par ses deux petites baies géminées du 1er étage qui éclairaient la pièce réservée au seigneur. La salle du rez-de-chaussée, la aula, occupait la fonction judiciaire. Une porte en arc brisé est accolée à la Salle. On la nomme couramment Porte de ville alors qu’il s’agit en réalité d’une porte reliant le castrum à la ville. La porte possède un assommoir, une ouverture ménagée au-dessus du passage pour défendre l’entrée en jetant des pierres sur les ennemis.

Le donjon - Point GPS

La salle ou porte de ville - Point GPS

La place de la Fontorse

  La place de la Fontorse, ou fontaine jaillissante, tire son nom de la fontaine située en son centre. Attestée dès le XVe siècle, la fontaine n’obtient sa forme actuelle qu’au XIXe siècle. Du fait de sa localisation sur l'axe commercial traversant la ville, la place est très animée dès le Moyen Age. Les hôtels particuliers et les anciennes auberges bordant la place témoignent de son importance dans l'histoire de la ville. Elle perd sa prédominance au XIXe siècle après la construction du Pont Neuf et le déplacement de l’axe commercial. Elle a aujourd’hui une fonction résidentielle.

Le couvent des Clarisses

  Le couvent des Clarisses, construit en 1638, est le deuxième couvent érigé à Confolens. Les soeurs prennent en charge l'instruction des jeunes filles à partir de 1658 et ce jusqu'à la Révolution. En 1792, la municipalité transfère l’hôpital dans le bâtiment. A la fin du XIXe siècle, grâce au legs de la famille Labajouderie, l’hôpital est agrandi, rénové et baptisé Hôpital Labajouderie. Celui-ci déménage dans un bâtiment neuf près de l'EHPAD du Pré de l'étang en avril 2015. La richesse de l'édifice réside dans sa chapelle . Construite vers 1675, elle possède du mobilier XVIIe siècle classé Monument Historique.

La rue des Portes d’Ansac

  Au Moyen Age ce faubourg de la ville était rattaché à la paroisse d’Ansac-sur-Vienne, d'où cette référence à Ansac dans son nom. Cette rue est majoritairement composée de maisons de tanneurs ou de marchands et se caractérise par ses nombreuses façades à pans de bois des XVIe et XVIIe siècles. Très animée au Moyen Age, la rue des Portes d’Ansac connaît tout comme la rue du Soleil une baisse de son activité due à la construction du Pont Neuf et à la modification des axes de circulation. Une des portes de ville du quartier Saint-Barthélemy se trouvait au carrefour de la voie Latine.

La Place de La Fontorse - Point GPS

Le couvent des Clarisses - Point GPS

La Rue des Portes d'Ansac - Point GPS

L’église Saint-Barthélemy

  Construite au XIIe siècle, l'église est le siège d’un prieuré lié à l’abbaye de Lesterps. Sa dédicace à saint Barthélemy, patron des tanneurs, atteste de l’importance des tanneries dans ce même quartier. Si la nef et le portail semblent romans, les chapelles latérales datent du XVe siècle et le clocher a été rehaussé après 1630. Avec la construction des remparts du quartier après 1469, l’église se retrouve hors les murs. Jusque vers 1840, le cimetière de la paroisse s’étendait au niveau de son parvis. L'espace a depuis été réaménagé et un square porte le nom d'un membre du Maquis Foch.

La gare

  Inaugurée en 1887, la gare de Confolens se trouve au niveau du noeud ferroviaire formé par la ligne Roumazières- Le Vigeant et la ligne du Petit Mairat reliant Confolens à Angoulême par Champagne-Mouton. La gare est construite selon un modèle standard diffusé à l'échelle nationale : un corps central à un étage, deux ailes en rez-de-chaussée et une utilisation de matériaux non locaux comme l'ardoise. La gare, désaffectée dans la deuxième moitié du XXe siècle, est aujourd’hui utilisée par l’Association du Chemin de Fer de Charente Limousine pour ses activités de Vélorail et de train touristique.

L'église Saint Barthélémy - Point GPS

La gare - Point GPS

La sous-préfecture

  A sa création en 1800, la sous-préfecture ne dispose d’aucun bâtiment. Elle est logée tour à tour dans la rue Théophile Gibouin, le presbytère du quartier Saint-Maxime, l’hôtel Dassier des Brosses et place de la Fontorse. Il faut attendre la fin des années 1840 pour que le département achète un terrain et lance la construction d’un édifice attitré. La sous-préfecture est bâtie sur les plans de Paul Abadie père dans un style néoclassique et inaugurée en 1852. Son installation côté Saint-Barthélemy permet un rééquilibrage vis-à-vis du quartier Saint-Maxime, lieu historique d’exercice du pouvoir.

Le Pont Neuf

  La construction d’un nouveau pont sur la Vienne est évoquée dès 1845 pour améliorer la circulation et la salubrité dans la ville. Cette infrastructure est construite entre 1848 et 1849 dans le cadre des ateliers nationaux ; elle vient compléter les aménagements des allées de Blossac et des rues traversant le quartier Saint-Maxime. Le Pont Neuf est également appelé Pont Babaud Laribière, en hommage à son commanditaire député puis préfet de la Charente. Sa construction a radicalement modifié les flux de circulation et il demeure aujourd’hui le seul point de traversée en double sens de la Vienne.

Le couvent des Récollets

  Construit vers 1616, le couvent des Récollets est le premier des trois couvents annonçant la Contre-Réforme (ou Reconquête catholique) à Confolens. Il est implanté hors des remparts du quartier Saint-Maxime sur un terrain vierge. Les consuls ont financé sa construction ainsi que celle de la chapelle en 1622. Fermé à la Révolution, le couvent est transformé en prison pour femmes en 1793, puis en école secondaire et en collège à partir de 1808. L’ancien couvent accueille aujourd’hui les bureaux d’associations comme le Festival de Confolens. La chapelle a été reconvertie en cinéma en 1919.

Le Tribunal

  Le premier projet de tribunal remonte à 1865. A cette période, on envisage de transformer l’hôtel Dassier des Brosses en tribunal mais son rachat par la ville pousse le département à commander un bâtiment neuf. Le tribunal est implanté le long de la route de Limoges, il est construit sur les plans de l’architecte départemental Dubacq et inauguré en 1868. Comme de nombreux tribunaux, il possède une façade néoclassique car les références antiques de ce style architectural sont associées aux notions d’ordre et de droiture. Le bâtiment a été réaffecté depuis la fermeture du tribunal en 2010.

La sous-préfecture - Point GPS

Le pont neuf - Point GPS

Le couvent des Récollets - Point GPS

Le tribunal - Point GPS

Le château de Saint-Germain

  Le château est situé sur l’éperon rocheux au confluent de la Vienne et de l’Issoire. Les éléments les plus anciens dateraient du XIIe siècle avec l’ancien donjon roman. Il faisait partie de la province de la Marche et servait de poste avancé face à Confolens et au comté de Chabanais. Il a été dirigé par des familles importantes telles que les Rochechouart-Mortemart ou les Sennecterre. Le château tel que nous le connaissons aujourd’hui daterait de la première moitié du XVIe siècle, sous l’impulsion de la famille Pérusse des Cars. Le château a été attaqué et pris par les troupes protestantes en 1570. Lorsqu’il est vendu comme bien national en 1793, il est déjà abandonné depuis plusieurs années. Antoine Sylvain Prévost-Dumarais, propriétaire du domaine de Boisbuchet, achète le château au début du XIXe siècle et le transforme en carrière de pierre, ce qui dégrade considérablement le site. Dans le courant du XIXe siècle, il devient la propriété des curés de Saint-Germain puis de l’Association Diocésaine de Charente en 1937. Il faut attendre les années 1970 et l’intervention de l’association Les Amis du Château de Saint-Germain pour que les ruines soient stabilisées. Cette association organisa chaque année des chantiers de bénévoles pour dévégétaliser le site et remonter les murs autant que possible. La Communauté de communes du Confolentais devient propriétaire du château en 1995 et mène la dernière grande campagne de cristallisation des ruines entre 1998 et 1999.
Le château, avec son corps de logis et ses quatre tours, forme un quadrilatère au centre duquel se trouve la haute cour. Une montée de terre relie la haute cour à la basse cour. C’est dans la basse cour que se trouve la porte d’accès aux caves.
Le site est inscrit au titre des monuments historiques depuis 1925.

Le château de la Partoucie

  Le fief de la Partoucie (aussi orthographié Pardoucie) se trouvait sur la rive gauche de la Vienne. Il existait déjà au XVe siècle et appartenait alors à la famille Perdoux. A cette période, le château était une forteresse quadrangulaire dotée de tours d’angles, entourée de douves et accessible par un pont-levis. En 1615, le fief revient à Jehan Pastoureau de la Rie. Au XVIIIe siècle, le nouveau propriétaire François de Lagrange fait raser le château pour construire un nouveau corps de logis. Ce marchand tanneur de Confolens était entré dans la noblesse en achetant une charge de conseiller du roi. En 1790, la paroisse de Négrat est supprimée et le lieu-dit la Partoucie est rattaché à la commune de Saint-Germain-de-Confolens. En 1825, on distingue encore sur le cadastre les deux tours d’angle au nord ainsi que les douves. Le château se compose aujourd’hui du logis actuel, d’une écurie et d’une grange. Du bâtiment médiéval, il ne subsiste que la base de la tour nord-est et les anciennes douves présents sur trois côtés de l’enceinte.

L'église Saint-Vincent

  Mentionnée en 1185, l’église Saint-Vincent faisait partie intégrante du château et était enclose dans les remparts. Elle est couramment considérée comme l’ancienne chapelle castrale. Cependant, une récente étude tend à infirmer cette idée et la considérerait plutôt comme une église utilisée à la fois par le seigneur et des familles aristocratiques qui vivaient dans un quartier à proximité immédiate du château.
Elle serait devenue l’église paroissiale commune à l’ensemble des habitants du village dans la première moitié du XVIe siècle avec la construction du nouveau château.
Son plan en croix grecque et son extrême simplicité en termes de décor et d’ouvertures rendent l’église Saint-Vincent unique dans le Confolentais. Les peintures murales qui s’y trouvaient ont malheureusement disparu. Le clocher, édifié sur le carré du transept, a été détruit puis remonté à un niveau inférieur au niveau d’origine. Au niveau de la croisée du transept, l’ancienne coupole sur pendentifs a été remplacée à une date inconnue par une charpente en bois. A l’intérieur, on peut y voir plusieurs éléments remarquables : la pierre tombale d’un chevalier (remploi) ornée d’un écu patté, d’une lance et d’une épée ; un monument aux morts réalisé par l’artiste limousin Jean Teilliet. L’église a la particularité d’avoir toujours le cimetière accolé à son transept et son chevet.

Le pont sur la Vienne

  Ce pont daterait du XIIe siècle. Avant sa construction, la traversée de la Vienne s’effectuait par un passage à gué situé au niveau de l’île Sainte-Madeleine. Il mesure environ 115 mètres de long et est composé de neuf arches. La septième arche (en partant de Sainte-Radegonde) semble plus récente car construite en calcaire alors que le reste du pont est en granite. Elle a peut-être remplacé un pont-levis. On peut également supposer, au vu de son positionnement stratégique, que le pont était également doté de tours défensives comme le Pont-Vieux de Confolens. Dans tous les cas, il occupait la fonction de pont à péages en prélevant des taxes sur le trafic commercial. En 1882, d’importants travaux ont entraîné l’arasement des éperons des piles, la disparition des refuges au-dessus des éperons ; le nivellement de la chaussée et la pose de garde-corps métalliques. Il reste aujourd’hui le seul point de traversée de la Vienne à Saint-Germain.

Le pont sur l'Issoire

  Ce deuxième pont daterait lui aussi du XIIe siècle. Il servit jusqu’au milieu du XVIIIe siècle de pont à péage. Les textes mentionnent une porte de ville au niveau de ce pont, la porte Saint-Vincent. On ignore cependant sa date de construction mais aussi de destruction. En 1828, des travaux ont permis de doubler la largeur du pont et ont modifié les éperons en amont de l’Issoire. La pile centrale a été dégradée par un orage en 1988. La partie « amont » du pont, la plus ancienne, est construite en granite tandis que la partie « aval » plus récente est en calcaire. Ce pont a été le théâtre de plusieurs accidents spectaculaires lorsque les camions traversaient encore le village.

La rue Verre de Gris

  La rue Verre de Gris est l’ancienne rue principale de l’époque médiévale. Elle tiendrait son nom de l’enseigne d’un des nombreux cafés où l’on débitait le « vin gris », mélange de raisin rouge et blanc. Elle était reliée à la rue Marchedieu, assurant ainsi une traversée Nord-Sud du village. La rue Verre de Gris concentrait la majorité des commerces, reconnaissables à leurs ouvertures en anse de panier en rez-de-chaussée. On trouve également dans cette rue un porche utilisé par les lavandières pour rejoindre la Vienne. Après la construction de la voie royale en 1831, la rue Verre de Gris est reléguée au statut de voie secondaire, ce qui lui fait perdre ses commerces. Cette rue est aujourd’hui une voie résidentielle. Depuis 1925, le Monument aux morts occupe l’intersection de la rue Verre de Gris et de la rue principale.

Le champ de foire

  La commune a compté plusieurs champs de foire au cours de son histoire. Le premier champ de foire, destiné au commerce des bœufs, était situé près de la carrière à proximité de l’ancienne porte Marchedieu. Mais ce champ de foire s’avère trop exigu au fil du temps. La municipalité décide donc d’acheter un terrain en bord de Vienne, l’actuel champ de foire, le 1er juillet 1858. A cette date, les foires de Saint-Germain étaient très populaires et attiraient une foule nombreuse le 8 de chaque mois. Il était donc nécessaire de trouver un terrain plus adapté pour les accueillir. A l’issue de chaque foire, les bêtes étaient acheminées par la ligne de chemin de fer reliant Confolens à Roumazières et l’Isle Jourdain via la gare de Saint-Germain-Lessac. Les foires déclinent dans les années 1930, entrainant la désaffection du terrain à partir de 1935. Il est finalement transformé en aire de repos en 1974. Il est aujourd’hui au cœur des grandes fêtes de village, à l’image de la fête du 1er mai.

L'ancienne mairie

  Située place Jean Teilliet, l’ancienne mairie occupait une maison qui daterait du XVIe siècle. En 1825, cette maison appartient au docteur Peyrot, médecin à Confolens. La municipalité l’achète en 1862 pour y établir le presbytère. Mais le desservant refuse de s’y installer et la municipalité le laisse finalement à l’école congréganiste de filles des Sœurs de la Providence. L’école y restera jusqu’en 1904. Après la fermeture de l’école, la maison sert de logement au receveur de la Poste. Elle était occupée par la mairie depuis 1920. Depuis la formation de la commune nouvelle de Confolens, la permanence de la mairie déléguée a été déplacée dans le bâtiment de l’agence postale. Le rez-de-chaussée de la maison est aujourd’hui occupé par la Boutique des Créateurs. Les salles de l’étage serviront d’espace de conférence et d’exposition.

Les tanneries

  Depuis le Moyen-Âge, les tanneries ont dominé l’activité économique de Saint-Germain-de-Confolens. Celles-ci étaient implantées le long de la Vienne et de l’Issoire car l’activité nécessitait de grandes quantités d’eau, notamment pour les bassins de trempage. Au recensement de 1841, on dénombrait 15 tanneurs, ce qui a valu au village d’être baptisé « La petite capitale du cuir ». Les tanneries travaillaient principalement les peaux de bovidés car elles donnaient les meilleurs cuirs. Elles ont disparu à la fin du XIXe siècle car elles ne se sont ni industrialisées ni spécialisées. On repère encore les anciennes tanneries grâce aux cornes de bovins scellées dans les façades ; celles-ci servaient à étendre les peaux pour les sécher.

Les chapelles de Saint-Germain

  Le village a compté plusieurs chapelles au cours de l’histoire. La chapelle Saint-Antoine occupait les hauteurs de Bellevue ; elle possédait un cimetière. Elle est considérée comme le premier lieu de culte du village. La chapelle et son cimetière ont été utilisés jusqu’au XVIIIIe siècle, époque à laquelle la chapelle aurait été détruite. Une autre chapelle, la chapelle Sainte-Anne, se trouvait près du pont de l’Issoire. Elle pourrait dater du XVe ou du XVIe siècle. Elle est vendue comme bien national en 1795 ou 1796 et ses murs ont servi de fondations pour la construction d’une maison. On distingue encore en bord de rue la porte de la chapelle avec ses piédroits en calcaire de Pressac. Une troisième chapelle est localisée dans le bourg, rue de l’ancienne chapelle. Sans vocable, elle est reconnaissable à sa porte et ses deux fenêtres en brique couvertes en plein cintre (ces ouvertures sont aujourd’hui murées). Une quatrième chapelle, Notre-Dame-de-la-Pitié, est citée dans les textes et localisée près de l’Issoire mais aucune certitude n’est établie. Enfin, la cinquième chapelle du village est la chapelle de l’île Sainte-Madeleine.

Les anciennes écoles

  Ces bâtiments, qui figurent sur le cadastre de 1825, ont été achetés par la municipalité en 1883 et fortement remaniés pour y installer la mairie et l’école.
La mairie était installée dans la partie nord du bâtiment et l’école dans la partie sud ; un escalier extérieur faisait office de délimitation entre les deux fonctions. L’école se composait d’une salle de classe unique, d’un logement pour l’instituteur et d’une annexe. A l’arrière se trouvaient deux cours, un préau couvert et un jardin. Mixte à l’origine, l’école a été transformée en école de garçons en 1912. La mairie pour sa part a quitté le bâtiment nord en 1920 pour s’installer dans la maison place Jean Teilliet. L’école a fermé en 1978. Elle a depuis été reconvertie en salle des fêtes.

La carrière de granit à l'entrée sud

  Une carrière de granite s’est implantée à l’entrée sud du village et a commencé à être exploitée dans les années 1920. On y extrayait un granite réputé pour sa résistance et utilisé pour les ballasts et les fondations. La carrière a employé une main-d’œuvre nombreuse jusque dans les années 1970. Mais elle s’est trouvée confrontée à deux problèmes : d’une part elle était limitée dans son extension du fait de son positionnement, d’autre part son exploitation générait des nuisances pour les habitants du bourg. Elle a donc été abandonnée. Il existe une autre carrière en activité : la carrière de Négrat sur la rive gauche de la Vienne. Une troisième carrière est présente à la sortie nord du village.

L'île Sainte-Madeleine

  L’île Sainte-Madeleine, aussi appelée île de Saint-Germain, se trouve au milieu de la Vienne en amont du pont médiéval. Couverte de prairies et de parcelles cultivables, elle ne dispose d’aucun pont la reliant à Saint-Germain ou Sainte-Radegonde. C’est sur cette île que l’on trouve le dolmen Sainte-Madeleine, classé monument historique depuis 1900. Le dolmen a été transformé en chapelle au Moyen-Âge avec des colonnes surmontées de chapiteaux sculptés. En 1878, des fouilles archéologiques sous le dolmen ont permis de découvrir une sépulture médiévale. Celle-ci contenait une cruche et une burette en terre cuite.
Selon la légende, sainte Madeleine serait arrivée sur l’île en portant la table du dolmen sur sa tête et les colonnes dans les poches de son tablier. Lorsqu’elle a pris son élan pour franchir le bras de la Vienne et rejoindre l’île, elle a pris appui sur la berge et son pied s’est imprimé dans la roche. Le « pas de sainte Madeleine » est visible à proximité du lieu-dit les Marteaux.
L’île est rattachée à la commune de Lessac depuis 1791. C’est une propriété privée.

Le Roc Branlant

  Le Roc Branlant se trouve le long de l’Issoire, sur la rive opposée à la route du barrage. Le rocher est niché dans la végétation, ce qui le rend difficilement visible au printemps et en été. Selon la légende, le Roc Branlant bouge à minuit le soir de Noël.

Lise Dellac

  Vendredi 7 juillet - Arènes Crevelier - 20h30 - 1 euro

Folk

Duende

  Vendredi 21 juillet - Arènes Crevelier - 20h30 - 1 euro

Musique latine

Akan Khelen

  Vendredi 28 juillet - Arènes Crevelier - 20h30 - 1 euro

Balkan nomade musique

Ideo

  Vendredi 4 août - Arènes Crevelier - 20h30 - 1 euro

Variété française, reggae, pop

Thomas Sarrodie

  Vendredi 11 août - Arènes Crevelier - 20h30 - 1 euro

Blues Rock

Marchés de producteurs

  Achats et dégustation sur place de produits du terroir dans une ambiance conviviale.

Les jeudis 6 et 20 juillet sur la place Henri Coursaget
Les jeudis 3 et 17 août aux Roches Bleues

Fête de la musique

  Mercredi 21 juin
Ferme Saint-Michel et ses abords

Programme

9h30 - 10h 15 ; 10h30 - 11h15
Répétition ouverte des ateliers musicaux de l’IME où les scolaires de Confolens qui les souhaitent pourront venir partager un moment musical

14h - 15h
Sieste musicale en extérieur. Décollage immédiat, en transat, aux pays des songes musicaux et des musiques du monde avec atterrissage en douceur garanti…

15h - 16h30
Animations musicales, ateliers de créations, ouverts à tous, organisés par l’équipe d’animation de l’accueil de loisirs du Centre Socio-culturel du Confolentais

17h - 18h30
Animations musicales / Blind test

18h30 – 19h
Scène ouverte

19h - 19h45
EDM avec Michel Mathé et Paul Grollier (Classes d’accordéon chromatique et diatonique)

20h - 20h30
Les musiciens de Lo Gerbo Baudo

20h30 - 21h15
Scène ouverte

21h30 - 23h
Las Gabachas de la Cumbia (Cie O Kazoo de Poitiers) – Cumbia, Amérique Latine

Buvette – Petite restauration
Convivialité – Diversité – Tout public – Participatif

Evénement

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